Chapitre 38 : La meilleure bêtise de sa vie...

Chapitre 38 : La meilleure bêtise de sa vie...
Ah désolée, je le trouve trop trop mignon le petit Inue... Même si c'est moi qui l'est crée x).

***

Ambiance♪

On dit qu'avec le temps toutes les blessures guérissent et que tous les mauvais souvenirs deviennent bons, pourtant, après tant d'années, je ressens encore pleinement son absence...

-Ah ! Encore manquée ! Hé ! Non ! Reviens ! s'énerva un jeune garçon.

Le visage déterminé, il s'élança, une fois de plus dans sa course effrénée. Pour lui, le paysage aux dégradés flamboyants de l'automne était défiguré par sa vitesse, devenant ainsi de vagues points de couleurs différentes. Il s'imaginait tantôt lion, tantôt fourmi, galopant, sautant, accélérant comme un animal. Pour lui, tout était un jeu et dans ce jeu, il était le traqueur invincible. Dans un cri impressionnant qui ressemblait d'avantage à un éclat de rire, il bondit dans un buisson, essayant de faire le moins de bruit possible quand soudain, il aperçut sa proie. Elle s'abreuvait insouciamment dans le ruisseau juste devant lui, à quelques mètres à peine. Tel un jeune lynx à l'affut, il se fit silence et avança à quatre pattes le plus doucement possible, ne quittant pas un seul instant sa cible du regard.

-Le chasseur va attraper sa proie, murmura-t-il pour lui-même alors qu'un sourire victorieux se dessinait déjà à ses lèvres.

Prenant appui sur ses jambes qu'il considérait comme ses pattes arrières, il leva son postérieur bien haut, l'agitant de gauche à droite, l'adrénaline se reflétant dans ses yeux d'or. Soudain, lorsque la cible montra une brèche d'inattention, il bondit hors du buisson et hurla :

-Cette fois je te tiens !

-Mais qu'est-ce que tu fais Inue ?

Le petit garçon sursauta, tournant sa tête en plein saut. Vaguement, il aperçut un homme très grand, le visage flou et des cheveux sombres comme la nuit. Mais il n'eut pas le temps d'en voir plus car il atterrit lourdement sur le bord du ruisseau, faisant fuir sa cible à grandes enjambées, se révélant en fait être une grenouille.

-Non ! Reviens !

Et malheureusement, en essayant de se relever, il glissa sur un tas de feuilles humides et atterrit la tête la première dans la boue. Il se mit péniblement en position assise, frotta sa tête douloureuse et boueuse et, sous le coup de la déception, commença à pleurer. Deux bras chauds et réconfortant le soulevèrent alors et le posèrent sur de larges épaules musclées. Le petit garçon essuya le reste de boue qu'il avait sur le visage, non sans pouvoir arrêter le torrent de larmes dans lequel il était pris.

-Allons, allons bout d'chou, tu as donc si mal que ça ? demanda le père tout en se mettant en marche pour rentrer

-P..Papaaaa, bredouilla-t-il entre ses sanglots, je voulais être silencieux p... pour m'exerceeer mais j'ai ratééé.

-Et pourquoi voulais-tu être silencieux, Inue ?

-Pou... pour être un homme comme toi...

-Allons bon, tu n'as que quatre ans, tu as encore bien le temps !

Le petit garçon répondit par un silence pesant. Il n'était pas vraiment très convaincu de la réponse de son père. De plus, il détestait être petit, tout le monde lui disait quoi faire ou lui interdisait bon nombre de choses. Néanmoins, sa petite taille lui permettait souvent de se faufiler dans des endroits étroits ou bas, ce qui se révélait très pratique dans certaines situations. Une fine goutte de pluie tomba sur le nez d'Inue, ce qui le fit sursauter et manqua presque de le faire basculer en arrière entraînant alors son père avec lui. Bientôt la petite goutte de pluie inoffensive fit place à une grosse douche céleste et père et fils se hâtèrent de rentrer chez eux. Se fut complètement trempés qu'ils passèrent, enfin, le seuil de la porte. Takeru déposa Inue par terre, lui fit enlever son manteau et ses chaussures avant de le laisser se précipiter dans les bras de sa maman, affairée aux fourneaux :

-Mamaaaan ! cria-t-il en se ruant dans ses bras.

-Oooh, mon petit coeur ! Ça été ta journée ? demanda-t-elle, en le transportant dans les airs comme un avion.

-Waouuh tu as vu ça Papa ?! Je vole ! s'écria Inue en lançant un regard plein d'excitation à son père qui finissait d'enlever ses chaussures.

-Je le vois bien mon petit ange, répondit-il attendri, pendant qu'il s'approcha près de Temi et lui donna un bisou.

Cette scène si attendrissante, tellement remplie d'amour qu'il aurait voulu que personne ne la touche, leur bonheur n'avait cessé de grandir depuis qu'Inue était dans leur vie et aussi, depuis que Temi et lui s'était fiancés l'an passé.

Ambiance♪

La mère d'Inue venait tout juste de le poser par terre lorsque Naruto et Hinata firent irruption dans la pièce, trempés par la pluie. Naruto avait le visage rougi par la colère et la rage tandis qu'Hinata semblait être tourmentée par une grande confusion.

-On a à vous parler c'est très important ! beugla Naruto hors de lui, Tous, fit-il en désignant Temi du regard.

-Heu... Bonjour à toi aussi, papa, râla un peu son fils aîné. On allait justement manger tu veux te joindre à nous ?

-Takeru ! Pour l'amour de Dieu ! C'est IMPORTANT, hurla-t-il hors de lui .

-Naruto, je t'en prie, répliqua Hinata, son regard dans le sien, calme-toi.

Inue se réfugia derrière le tablier de sa mère. En retour, elle lui posa une main protectrice sur la tête, tandis que Takeru ouvrit de grands yeux hébétés, avant de céder le passage au salon et fit signe à Temi de le suivre au passage. Voyant sa mère partir dans la pièce d'à côté, Inue se précipita près d'elle mais Naruto, remarquant son petit-fils, le stoppa d'une main et lui dit durement :

-Cette discussion est une discussion d'adulte, reste en dehors de ça.

Frustré, Inue lança un regard demandeur d'aide à sa mère mais elle lui fit non de la tête. La porte claqua devant lui et il se retrouva seul dans la cuisine. Pendant ce temps, dans le salon, Naruto passait sans cesse une main nerveuse dans ses cheveux devenus gris aux racines avec le temps. Quelques rides déformaient son front, soulignant le fait qu'il devait souvent froncer les sourcils. C'est d'ailleurs avec cette expression pensive qu'il sortit un papier froissé et ensanglanté de sa poche et qu'il le jeta sur une petite table basse en verre :

-Voilà la raison de toute cette agitation, s'énerva-t-il.

Takeru prit délicatement le papier de ses mains assurées et l'inspecta avant de le passer à Temi qui était à sa gauche.

-Ça ressemble à un message des plus inquiétants, mais je n'ai pas pu bien lire certaines parties...

-C'est un message de l'Akatsuki, répondit Naruto

A la citation de ce nom, Temi ne put s'empêcher de frémir, silencieusement.

-Nous l'avons trouvé sur le cadavre d'un de nos gardes, continua Hinata, ils disent qu'ils prévoient une attaque dans une semaine, avec l'aide du village caché par la neige et du village caché par les roches. Tout ça dans le but de récupérer le bijuu de Temi.

Temi baissa la tête. Elle qui croyait - qui espérait tellement fort - d'en terminer avec toutes ses histoires, voilà que le cauchemar recommençait de plus belle. Une guerre, ce n'était pas rien, et de plus, elle serait provoquée par sa faute... La main chaude de Takeru sur la sienne l'extirpa de ses pensées, lui ouvrant l'esprit à de nouveaux espoirs ; peut-être que Naruto avait déjà une idée pour éviter tout conflit.

-Ils proposent un deal, continua-t-elle, nous devons leur livrer Temi et personne ne sera blessé...

Takeru se leva sous le coup de la fureur

-C'est un piège ! C'est évident !

-Nous le savons très bien, Takeru, répondit Naruto qui s'était appuyé contre le mur, une main sur le front. C'est pour cela, que nous nous battrons. Par sécurité, nous avons demandé l'aide de Suna mais leur réponse n'était pas claire, ils ne savent pas s'ils arriveront à temps sur le champ de bataille. Mais, aide ou pas, cette bataille aura lieu. Si ta mère et moi sommes venus ici, c'est d'une part, pour t'informer toi et Temi de la situation et d'autre part, c'est bon pour te demander, à toi, mon fils aîné de te joindre aux troupes, termina-t-il en s'approchant de son fils, lui tendant une main solennel.

Takeru considéra la main de son père un instant. Il savait très ce que signifiait aller à la guerre, il n'était plus un enfant à présent. Il connaissait également les risques qu'il encourait et ce qu'il laisserait derrière si le pire devait arriver... Affolée, Temi observait, le souffle court, le peu d'espace qui séparait la main de Naruto de celle de son fiancé, cette main qui le lui volerait, peut-être pour toujours.

-J'accepte, finit par déclarer Takeru, rendant la poignée de main à son père.

-Alors je me battrais aussi, s'interposa Temi.

-Je refuse, s'écria-t-il

-Et moi je refuse de te laisser y aller, sachant que tu risques ta vie dans une guerre qui est provoquée par ma faute ! Non ! Je ne te laisserai pas mourir là-bas, sachant que j'aurai pu faire quelque chose !

Malgré sa petite taille face à celle de son fiancé, Temi faisait parfaitement sentir son autorité et son désaccord. Ne détachant pas un seul instant son regard vert forêt du sien bleu océan, elle leva légèrement le menton, comme pour souligner un peu plus son intimidation. Quand soudain, la voix moqueuse de Naruto retentit :

-Les femmes sont interdites sur les champs de batailles... Néanmoins, nous aurons grandement besoin de toi et de tes aptitudes, souligna-t-il sérieusement le mot aptitudes en fin de phrase.

Takeru dévisagea furieusement son père, la respiration courte et rapide, puis, son expression devint celle de la soumission et de l'abandon. Il baissa les yeux et ne trouva rien à répondre qui pourrait contrecarrer ce qui venait d'être décidé.

-Soyez présents dans une semaine, aux aurores ! déclara Naruto, sur ce, bonne soirée.

Il quitta le petit salon, suivi d'Hinata qui salua poliment le couple avant de partir elle aussi, laissant Takeru et Temi dans la pièce couleur crème.

-Takeru, je...commença-t-elle sur le ton d'excuse

-Je ne veux pas le savoir

-Non, il ne s'agit pas de ça mais j'aimerai te dire quelque chose de plus important...

Avant même qu'elle ait pu continuer sa phrase, Takeru sortit furieusement, bousculant Inue qui était resté sur le seuil de la porte après que son grand-père l'ait ouverte. Bien entendu, il commença à pleurer, ce qui alarma directement sa mère. Mais le temps qu'elle passa d'une pièce à l'autre, le père du petit garçon était revenu sur ses pas et avait pris son fils dans ses bras en s'excusant. Quand elle croisa son regard, une fraction de seconde à peine, il le détourna et ne le reposa plus sur elle pendant les sept prochains jours...

Ambiance♪


Le jour même de la guerre, Takeru était parti avant l'aube. Lui et Temi s'étaient fixés rendez-vous aux portes de Konoha, non loin du champ de bataille. La guerre aurait lieu en pleine forêt, un avantage que les soldats de Konoha ne pouvaient négliger... Il n'était que quatre heures du matin mais toutes les maisons de Konoha avaient été désertées par les villageois. Pas un chat ne se promenait dans les rues les plus fréquentées, toutes les femmes et les enfants ayant été mis en lui sûr. Dans sa maison, Temi se dépêchait de rassembler le plus d'affaire possible appartenant à Inue ainsi que le maximum d'armes.

-Maman, pourquoi tu es si pressée ? demanda-t-il, insouciant

-Je t'expliquerai plus tard mon ange, répondit-elle alors qu'elle prenait un sac qui traînait par là et qu'elle y fourrait des affaires à toute vitesse

Elle se dirigea ensuite vers une armoire et se revêtit rapidement d'une armure en argent. Elle finissait tout juste de sangler sa dernière protection et de fourrer maladroitement quelques kunaï dans une poche quand elle entendit un énorme bruit. Comme une explosion. Quand elle regarda dehors, une vision d'horreur se fixa devant ses yeux. Le repaire où la majorité des femmes et des enfants avaient été placés, venait d'exploser sous une attaque aérienne ennemie. Dans le ciel, elle put vaguement apercevoir un point noir tourner en rond au dessus de Konoha. Cette personne semblait avoir utilisé son chakra pour détruire l'abri, et elle n'avait pas l'air d'être commode. Temi ne connaissait qu'un seul groupe capable de faire autant de dégâts. Comme un flash, la réponse vint d'elle-même : l'Akatsuki. Avec une grande dextérité, elle agrippa la main de son fils et son sac, puis elle se précipita en dehors de l'appartement. Tandis qu'ils couraient, le bombardement continua à différents endroits, ne laissant aucune chance aux survivants. Soudain, Inue trébucha et tomba à plat ventre dans la poussière.

-Maman !

Temi se retourna, ses longs cheveux suivants son mouvement, et aperçut le point noir juste au dessus d'eux. Elle se rua vélocement sur son fils et eut juste le temps de courir dans l'autre direction avant qu'une autre bombe ne heurte le sol à quelques mètres du lieu où ils se trouvaient, cinq secondes plus tôt. Elle prit ensuite un virage serré dans une ruelle étroite et sombre et attendit, fixant le ciel avec angoisse, que leur attaquant ne disparaisse. Quand enfin, il vola dans un autre secteur, Temi fonça, son fils dans les bras, vers l'arrière de Konoha. Plus elle accélérait, plus elle se rapprochait de son but qui s'affichait et grandissait à l'horizon : la grande cascade. Arrivée au pied de la chute d'eau, elle fit plusieurs signes incantatoires à une vitesse folle et dirigea toute son énergie vers le coeur du flot incessant. Dix secondes s'écoulèrent avant qu'un rideau d'eau ne se soulève et ne laisse découvrir, un antre caché derrière celui-ci.

-Allez Inue, rentre là dedans !

-Non ! Je veux pas !

-Fais ce que je te dis ! Et prends ton sac ! insista-t-elle.

-Maman, je veux pas y aller j'ai peur, dit-il en se collant à la tunique de sa mère.

-Ne t'inquiète pas Inue, c'est comme un jeu de cache-cache, tu restes ici jusqu'à ce que je vienne te chercher. Mais tu fais le moins de bruit possible car c'est seulement moi ou Papa qui devons découvrir ta cachette ! C'est bien compris ?

Elle lui posa une main protectrice sur la tête, gardant son autre main disponible pour continuer l'incantation.

-Sois tranquille, si tu m'appelles je viendrai, va maintenant !

A contrec½ur, il courut vers la chute d'eau, agrippant son sac à la volée. Avec une grande appréhension, il trempa ses pieds dans le liquide, comme s'il n'en n'avait jamais vu auparavant. Il avança, à petits pas, vers le rideau de nappe fluide et lança ça un dernier regard interrogatif en arrière, que sa mère confirma en un hochement de tête positif. Angoissé mais néanmoins serein, il fit les quelques derniers pas qui le séparaient de l'antre. A l'instant où il y pénétra, le rideau d'eau se referma et il entendit sa mère lui hurler à travers :

-Reste ici surtout ! Je t'aime Inue !

-Moi aussi Maman !

Ambiance♪

A travers la chute d'eau, il aperçut l'image brouillée de sa mère s'éloigner de plus en plus... Peut-être à jamais...
Dehors le bombardement s'était calmé, laissant un moment de répit aux villageois survivants. Temi quant à elle, se dépêchait de rejoindre les portes de Konoha. Aux portes, l'accès avait été grand ouvert et aucun soldat, ni ninja, n'étaient présents, seul Takeru était là, monté sur un cheval robe alezan, une bride dans la main et celle d'une autre monture robe palomino dans l'autre. Quand il aperçut Temi, il galopa rapidement vers elle et lui donna précipitamment la bride du cheval palomino :

-Dépêche-toi, on est en retard !

-Ou sont-ils tous ? demanda-t-elle alors qu'elle grimpait en selle.

Takeru donna un coup de talon à son cheval et il parti au galop, suivi de près par Temi.

-Tu en poses de ces questions, déjà sur le front grande maligne ! Qu'est-ce tu faisais qui t'a tant retenue ?!

-Je protégeais ton fils idiot !

-Pourquoi tu ne l'as pas mis la où toutes les femmes et les enfants étaient ?

-Tu n'as pas vu l'explosion ?

-Quelle explosion ? Il n'y a rien eu. On a rien entendu.

« Un genjutsu » pensa-t-elle. « Si c'est bien ce que je pense, c'est horrible... Des femmes et des enfants sont morts et nos hommes n'ont rien entendu, du moins, on a fait en sorte qu'ils ne s'aperçoivent de rien. Mon dieu quand je pense à ces femmes et ces enfants... »
Cinq minutes fut le temps nécessaire à Takeru et Temi pour parvenir sur le champ de bataille. C'est avec déconcertement qu'ils remarquèrent que l'affrontement n'avait pas encore eut lieu . Camps ennemis se faisaient face, mais rien de plus.

-Enfin vous voilà !

Un homme, à l'allure fière, revêtu d'un long manteau blanc aux extrémités rouges s'avança vers eux. De plus près, il n'avait pas l'air fier, mais plutôt sérieux.

-Pas de temps à perdre ! L'ennemi est sur le point de nous attaquer ! Temi, Takeru, descendez de vos montures, vous allez sur la ligne de combat n°3 !

-Bien, affirmèrent-ils dans un hochement de tête.

Soudain, Temi sentit la main gantée de Takeru dans la sienne. Il la tira vers l'avant des hommes. Son fiancé marmonna quelque chose puis, se faufila entre une rangée de soldats armés jusqu'aux dents, portant l'emblème de Konoha. Au loin, un homme monté sur un cheval motivait les troupes avec un discours qu'elle n'écouta pas. Puis, il lâcha sa main. En se mettant sur la pointe des pieds, Temi put vaguement apercevoir la ligne d'horizon s'obscurcir de plus en plus au fur et à mesure que des hommes ennemis arrivaient. C'est à ce moment là que l'adrénaline monta tout d'un coup en elle, ses mains tremblèrent, son c½ur s'accéléra, il battit si fort qu'elle crû que tout le monde pouvait l'entendre clairement. Furtivement, elle jeta un coup d'½il sur les hommes alentours, dont Takeru. Ils ne bougeaient pas, ne tremblaient pas, ne semblaient pas perdre petit à petit le contrôle d'eux même comme elle le faisait. Ils se contentaient de garder leurs mains sur leurs pommeau d'épée, attendant le signal. Elle jeta un coup d'oeil en arrière et aperçut des archers, flèches dégainées, arcs tendus, bras droits, attendant eux aussi un signal. Vaguement, elle crû apercevoir Kokoro, le petit frère de Takeru, un arc à la main et Heiwa, sa petite s½ur, plus loin, le bras levé vers le ciel, qui était responsable du commandement d'une centaine d'archers. Sur son extrême gauche, Naruto, Sasuke et Sakura étaient restés en arrière, observant d'un ½il attentif le déroulement du combat, prêts à intervenir à tout moment. Devant elle, un homme s'était retourné et la regardait. D'abord surprise, elle le dévisagea mais ensuite elle le reconnu. Cet homme s'était Shin Uchiha, le fils ainé des Uchiha. Il lui souriait innocemment, comme si il ne se rendait pas compte de l'importance de la chose dans laquelle il était embarqué. De plus, Temi constata qu'il faisait parti de la première ou deuxième ligne, et, dans toutes les guerres, c'était dans ses rangs là que le taux de mortalité était le plus élevé. Son coeur accéléra encore, Shin avait-il conscience qu'il risquait sa vie au premier rang ? Pourquoi souriait-il si innocemment ? Cherchait-il à mourir ? Pourquoi était-il si serein alors qu'elle capitulait avant le commencement ? Tel un coup de massue dans le dos, la pression redoubla sur ses épaules. Temi aurait tant voulu lui dire de ne pas y aller, de reculer de quelques rangs... Elle savait où mènerait l'issue de cette guerre, elle connaissait parfaitement les responsabilités qu'elle engageait face à tous ses soldats. Elle avait le poids de la vie de chacun sur les épaules. D'une main tremblotante, elle caressa son front devenu fiévreux et comme si Takeru comprenait ses maux, il glissa sa main dans la sienne et la serra. Pour la première fois depuis une semaine, il daigna la regarder. Ce geste lui fit plus que chaud au c½ur :

-Ne t'inquiète pas, ça ira, Temi-chan. On s'en sortira et après, je te ferais des centaines et des centaines de moutards.

Il lui sourit et tel un miroir, elle lui rendit son sourire.

-Takeru, je...

Soudain, les hommes autour d'eux hurlèrent de plus belle et commencèrent à courir, brandissant leurs armes au ciel. L'attaque venait de commencer. Takeru serra une dernière fois la main de Temi, brandit son épée en l'air également et cria :

-Pour Konoha !

Temi le regarda filer au loin, puis, la mine décisive, elle sortit plusieurs kunaï de ses poches et cria à son tour :

-Pour Konoha !

Cette guerre, quelque soit le gagnant, aura une issue fatale, elle ne le savait que trop bien. Elle mènera à l'avènement d'une nouvelle ère ou la perte d'un empire...

***
Une des premières fois que je dois narrer une bataille... Dites-moi si ça va et ce que je pourrai faire d'après vous pour m'améliorer. Sinon vos impressions ? Vos commentaires ?

# Posté le mercredi 20 août 2008 09:00

Modifié le vendredi 22 août 2008 07:48

Vacances !

Vacances !
J'pars Lundi en vacance à New Jersay !
Une semaine ou 10 jours
Ce sera pas long !
De plus, ça vous fera un peu de suspens avant le chapitre final !
En revenant j'espère voir pleins de com'z ;)
Riche en impressions, mécontentement ou bien juste pour bavasser ^^
Enfin, comme je risque fort de ne pas revenir sur mon blog d'ici là
Gros bisous et on se revoit à la fin de mon séjour
Avec je l'espère pleins de com'z !

×Ana-chan


(Image prise ici )

Edit du 24 août : ( Déjà le 24 ?! ) Par rapport au chapitre précédent, oui, j'ai fait en sorte que les ninjas n'aient pas que des kunaï comme armes mais des épées, des arcs, des lances, bref ! Toue une armurie. Ça pose problème ? Non ? Bien. Et au cas où si vous vous posez la question du pourquoi du comment je suis là, c'est parce que je pars demain ! ^^

×Ana-chan !


Edit du 31 Août : Me voilà rentrée ! Moi, ma bonne humeur, ( parce que j'ai trouvé 119 com'z et 4 demandes d'amitié) mon écriture et mes carnets plein de notes farfelues et diverses ! La suite de Takeru et Temi ( pour ne pas dire fin) arrivera bientôt, dans la semaine théoriquement ! Grande nouvelle au fait, après le chapitre 39, il y aura un épilogue ( ce qui n'était pas prévu à la base.) et après vous aurez le petit article "d'au revoir" ainsi que le lien vers mon nouveau blog. En attendant, je vous mets un dessin que ma Lauri-chan m'a dessiné et envoyé par mail ( faute de scanner). Oui il y'a quelques problèmes de proportions mais sinon, comment le trouvez-vous ? Pour ceux qui auraient pas devinés, c'est Temi et son fils, Inue ( bon, pas que le sien mais aussi de Takeru, enfin bref x) )

×Ana-chan

# Posté le vendredi 22 août 2008 15:30

Modifié le dimanche 31 août 2008 04:52

Chapitre 39 : Enfants de la Guerre

Chapitre 39 : Enfants de la Guerre
Mes amis ( Oyez oyez xD ) Voici le dernier chapitre de la fiction... J'entends déjà les soupirs d'exaspération et de tristesse. Ne vous inquiétez pas, il y aura un épilogue, que j'écrirai avec grand plaisir puis il y aura mon fameux article d'au revoir ^^. Allez, allons-y ! Last Chapter !

***

Ambiance♪

La première ligne de combat, comprenant trente rangées d'hommes ainsi que Takeru, Temi et Shin, venait de s'élancer en formation triangle vers le camp adverse. Derrière eux, la deuxième ligne se maintenait prête tandis que quelques archers s'étaient faufilés dans les arbres environnants, corde tendue, flèche dégainée. L'armée ennemie, accompagnée au premier rang d'hommes des plus équipés et de membres de l'Akatsuki difficilement reconnaissable, chargea à son tour, leurs lances se rabaissant lentement à la position horizontale. Dans sa tête, Temi compta au même rythme que ses pas la menaient vers son destin :

-Un...

Des clones ennemis apparurent et attaquèrent les ninjas au premier rang. Le sang gicla, les cris jaillirent, mais ils ne reculèrent pas. Au contraire, ils accélèrent et ripostèrent. Certains se transformèrent en félin, ou tout autre animal capable de mordre et prirent les devants, tandis que d'autre créèrent des centaines de clones d'eux mêmes.

-Deux...

Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres du camp adverse et de leurs lances menaçantes. Le paysage devenait flou, chaque visage s'estompait. Seul celui de la personne à qui elle tenait le plus resta net, telle une photo prise sur le moment. Soudain, un membre de l'Akatsuki sortit des rangs ennemis, un visage qu'elle ne reconnut que trop bien. Il accélérait plus vite que les autres et fut le premier à pénétrer dans les lignes de Konoha. Considérant ses ongles ciselant comme une arme, il trancha avec une précision morbide chaque artère principale qu'il put se mettre sous la main, causant une hémorragie externe aux pauvres ninjas de Konoha, ne leur laissant qu'une chance de survie quasi nulle. Shin fut malheureusement touché. Parcouru de spasmes violents, il tomba sur le coté, une main agrippée à son cou sanglant et mourra.

-Trois...

Avec un goût amer dans la bouche, Temi fit ce qu'elle put pour détourner ses yeux des dizaines de cadavres qui s'amoncelaient les uns sur les autres, minutes après minutes. Comme des pantins annihilés de sentiments, les soldats passèrent au-dessus des morts, leur marchant dessus et les cognant au passage. Elle voulut s'arrêter, retourner auprès de Shin, peut-être écouter ses dernières paroles, tout faire pour qu'il ne reste pas seul face à la mort. Mais la force de tous les soldats courant dans un sens l'empêchait d'aller dans l'autre. C'est alors que son désir de vengeance s'attisa, la colère monta en elle ainsi que l'envie de vaincre et de détruire. Elle détourna une fraction de seconde les yeux pour les reposer sur Takeru. Avec horreur, elle aperçut le membre de l'Akatsuki lui donner un coup lâche dans le dos, le faisant trébuché, ce qui annula tout colère en elle et laissa place à une peur naissante. Les hommes lui marchèrent dessus et le membre ricana de son tour de maître avant de continuer ses meurtres. Temi essaya d'avancer vers lui mais un choc violent l'en empêcha. Un point douloureux dans ses côtes, la lançant et la picotant à la fois. Des centaines de lances venaient de transpercer les rangs, et elle-même avait été méchamment touchée. L'ennemi continua son attaque, tels des animaux se battant à mort. Les mains tremblantes, Temi retira la pointe de métal qui l'avait transpercée alors que tout autour d'elle, les soldats se battaient, hurlaient, ripostaient, lançaient des sorts et mouraient. Dans un acte fou, elle s'élança à contre sens, dans le but de chercher Takeru. Au loin elle put vaguement apercevoir la deuxième rangée s'élancer, ainsi que des archers tirer des flèches. Tout à coup, elle reçut un choc violent à la tête et tomba au sol. La vision trouble elle continua à quatre pattes, le cherchant et avançant en tachant d'éviter les coups, quand soudain, elle le vit. Il était inconscient et la seule chose qui l'alerta fut un mince filet de sang séché qui coulait hors de sa bouche et les nombreux bleus qu'il avait sur le visage. Se remettant debout, elle courut dans sa direction, évitant de justesse, la lame d'une épée. Elle le hissa sur son dos tant bien que mal alors que sous le coût de l'effort, l'orifice ventral ensanglanté avait redoublé de débit. Affolée, ses jambes fléchissant sous le poids de Takeru supérieur au sien, elle repéra en vitesse un coin retiré, situé entre deux rochers un peu plus loin. D'un pas véloce, elle se dirigea vers l'endroit et y déposa son fiancé avant de se laisser tomber contre un rocher, serrant son ventre. Elle fixa un instant la bataille qui faisait rage à quelques mètres de là, certains membres de l'Akatsuki tuant de plus en plus de soldats, une folie meurtrière les dominant. Elle reposa son regard sur son ventre ensanglanté, créant une goutte de sang à chaque seconde, et y posa une main protectrice un peu plus bas. Puis, sa mine devint décisive.

-Um...

La respiration haletante, Takeru cligna des yeux pour s'habituer à la lumière du matin. Il se redressa en s'appuyant sur un rocher, la tête lui tournant. Pris soudain de vertiges, il retomba aussitôt à genou sur l'herbe tendre. En observant un peu plus l'environnement dans lequel il se trouvait, il remarqua à sa gauche une petite flaque de sang ornée de quelques gouttes , mais personne.

-Hé bien hé bien, je dois dire que tu n'as pas changé, Takeru.

Une voix venait de jaillir dans son dos, toujours à genou, il se retourna mais ne vit personne.

-Non, non, devant toi !

Il regarda devant, mais toujours personne, seulement la flaque de sang, et les flaques de sang ne parlent pas. Alors qui, ou peut-être, quoi ?

-Ce que tu es lent ! Tu n'as pas changé !

Il se remit debout avec difficulté et dégaina son épée mais remarqua avec stupeur que son fourreau était vide. Sur ses gardes, il hurla :

-Qui es-tu ? Montre-toi !

-Allons, c'est comme ça qu'on accueille ceux qu'on aime ?

Un ombre se posa en douceur devant lui, son long manteau flottant quelque peu dans l'air frais. Elle posa une main sur sa hanche, tenant une épée de l'autre. Elle s'approcha avec sensualité de Takeru, qui sous le choc avait baissée sa garde. Elle rapprocha son visage pâle du sien et quand elle ne fut plus qu'à quelques centimètres de ses lèvres, il bafouilla :

-Non...Tu ne peux être ... !

Un large sourire machiavélique se dessina sur son visage d'ange et dans un éclair de rapidité, profitant de l'hébétement de sa cible, elle enfonça l'épée dans le mollet du jeune homme...
* * *
Pendant ce temps, sur le champ de bataille, Temi était à la tête d'une armée d'une cinquantaine d'hommes se chargeant de repousser les forces ennemies. Sans crier gare, elle fit plusieurs signes incantatoires, puis s'arrêta et cria :

-Nibi, première queue !

Le corps entier de Temi se couvrit de chakra rouge et noir, s'amplifiant de plus en plus. Mais quelque chose d'imprévu arriva. Alors que la bulle de chakra grandissait encore et encore, le sol autour d'elle s'enflamma, devenant cendre aussitôt. Un soldat ennemi se retourna et fut touché accidentellement par la bulle. D'abord, l'endroit touché lui picota un peu puis, une brûlure immense apparut sur la zone. Le visage du ninja se tordit de douleur et, dans un élan de panique, il chercha à fuir. Mais bien vite rattrapé par le chakra, il mourut brûlé vif. Sous l'effet du pouvoir, Temi hurla de douleur, certaines veines de son visage ressortaient, ses tempes battaient si fort qu'elle aurait crû qu'elles allaient exploser, ses longs cheveux se soulevaient d'eux-mêmes et ses yeux étaient devenus ors à la pupille fendue. Sa blessure au ventre, quant à elle, venait de se refermer, comme si elle n'avait jamais existé. Quand elle reprit le contrôle de son corps, elle avança droit vers l'armée ennemie qui fuyait à grandes enjambées. S'arrêtant de nouveau, elle hurla :

- La déflagration céleste !

La bulle de chakra augmenta encore, continuant d'englober des soldats ennemis et malheureusement de Konoha dans la foulée. Puis elle s'étendit d'un coup, comme si elle avait explosé de l'intérieur, engloutissant alors des kilomètres et des kilomètres de terrain. Un bruit de clairon au loin ainsi que des bruits de corps tombants à terre et de cris résonnèrent, mais elle n'y prêta pas d'attention. Elle était trop aveuglée par ce besoin de protéger les gens qu'elle aimait qu'elle ne remarquait pas qu'elle causait plus de tort que de bien. Après dix minutes d'existence en Enfer, le chakra de Temi diminua de plus en plus et elle redevint normale. Epuisée, elle tomba à terre, sa tête percutant le sol brûlé et chaud. Dans la foulée elle avait pu apercevoir qu'elle avait tué une grande partie de l'armée adverse ainsi que des membres de l'Akatsuki. Mais il en restait, elle en était sûre... Ses paupières se firent lourdes, elle avait si sommeil... Soudain deux mains lui agrippèrent la tête en criant son nom, la suppliant de rester...
* * *
-Tu es si puéril, Take-kun, ricana-t-elle alors qu'elle retourna l'épée qu'elle venait d'enfoncer dans le mollet du jeune homme.

-Shi...Shiva ! Arrête ! Je t'en prie !

-Oh ? Et maintenant tu me supplies d'arrêter ? Laisse-moi rire !

Elle lui donna un coup de pied qui l'envoya valser à terre. D'un pas lent, elle s'approcha de lui, l'épée ensanglantée tournant aisément dans sa main. Elle plaça la pointe sur le cou du garçon, lui créant une légère entaille. Jouissant déjà de sa victoire proche, elle jugea bon de faire agoniser mentalement sa victime :

-Tu n'as pas changé Takeru ! Tu es toujours le petit garçon qui joue les braves mais qui ne sait pourtant rien faire de ses dix doigts. Regarde-toi maintenant, tu es tout seul ! Mais moi j'ai su trouver la vraie puissance, l'Akatsuki m'a bien aidée je dois dire...

-Pourquoi, balbutia-t-il, pourquoi tu as rejoins cette bande de malfrats ?

-Tu ne m'écoutes donc pas ? insista-t-elle en appuyant un peu plus la lame sur son cou, je te l'ai dit, la puissance ! De plus, je te regarde maintenant et je me demande sans cesse, ce que j'ai pu trouvé de bon en toi, tu n'es qu'un insecte parasite inutile. Et sais-tu ce que je fais des gens comme toi ?

Un sourire se dessina sur son visage. Elle leva son épée bien haut, un rayon de soleil la faisant reluire. La lame fendit l'air et Takeru s'attendit au pire. Mais la douleur ne vint pas. Des cris tranchèrent le silence. Suivis par le bruit désagréable d'os qui se brisent et le son sourd d'un corps inerte tombant au sol. Takeru ouvrit les yeux, et aperçut devant lui, sage, glorieux et posé, le Kazekage de Suna. Gaara l'aida à se relever puis tourna les talons sans un mot, alors que le sable de sa gourde le suivait.

-Heu... Merci ! dit Takeru précipitamment.

-Ce n'est pas pour toi que je l'ai fait, marmonna-t-il sans se retourner, le laissant définitivement seul.

Le garçon ramassa son épée. A côté de celle-ci, gisait le cadavre de Shiva encore chaud. Il lui lança un regard désolé, puis partit en direction du champ de bataille. Ses bleus lui faisaient mal, mais ce n'était plus ce qui comptait à présent. De plus, Temi était encore là-bas, en plein centre. De tout son coeur, il espéra qu'elle était toujours de ce monde... Il déboula hors de la forêt et aperçut des milliers d'hommes de Suna en train de se battre contre la poignée d'hommes ennemis qu'il restait et les deux derniers membres de l'Akatsuki.Mais il ne vit pas Temi... Avec courage, il s'élança de nouveau dans la bataille, sachant que la fin approchait...
* * *
La jeune fille ouvrit les yeux et vit un jeune homme d'une vingtaine d'année, son regard vert dans le sien. Ses longs cheveux blonds lui chatouillaient le bout du nez, si bien qu'elle éternua en se relevant, lui donnant un coup de boule au passage.

-Je vois que tu vas bien, tant mieux... Mais tu m'as fait mal !

Cette voix, si familière. Qui étais-ce ?

-Khoji ! Putain ! Grouille ton cul ! On a besoin de toi sur le front !

Et celle-ci ? Avait-elle dit Khoji ? Temi se redressa sur ses deux jambes mais ne vit personne, juste des morts sur le sol, des soldats se précipitant vers les deux membres de l'Akatsuki restant et elle qui se sentait de plus en plus faible. La vision trouble, elle aperçut vaguement les couleurs bleus rois de Suna.

-Suna.... murmura-t-elle, Suna... Su... !

Dans un éclair de lucidité, elle comprit alors. Suna était arrivé en renfort. Au loin, elle crû apercevoir son père, mais peut-être n'étais-ce qu'une illusion que sa vue défaillante lui jouait. Quoi qu'il en était, elle savait dès lors qu'elle devait utiliser son ultime carte. Ainsi, les deux derniers membres de l'Akatsuki seraient supprimés, et il y aurait moins de morts... C'était ça la solution. Elle ne fit pas de signes, ni d'incantations. Elle murmura doucement, comme si elle ne voulait pas réellement l'affirmer :

-Nibi, deuxième queue...

Un éclair fendit alors le ciel bleu. Des nuages se formèrent et se rassemblèrent au-dessus de la jeune fille. Le tonnerre gronda, quand soudain la foudre frappa au sol et Nibi apparut. A cet instant, Temi, parcourue de spasmes et de convulsions violentes s'évanouit. Le démon dieu l'observa un instant, puis, s'empara d'elle d'une de ses pattes aux griffes acérées. Avec un simple cri, il réussit à balayer de son passage tout ninja en travers de sa route. Impuissants, les soldats de Suna et les survivants de Konoha regardaient la scène, craignant pour la suite. Dans un hurlement ourdissant, Nibi déchaîna toute sa puissance, provoquant un tremblement de terre. Il y eut un silence, puis il disparut net, laissant Temi percuter le sol sans retenue. De loin, Takeru qui observait la scène, se précipita en avant, bousculant tous les ninjas qui s'étaient figés dans leurs mouvements. Voyant le corps inerte de sa fiancée, il accéléra de plus belle, et la prit dans ses bras.

-Temi ! Hey ! Temi ! Répond-moi ! S'il te plaît !

Elle ouvrit les yeux et lui sourit faiblement. Soudain, le sol recommença à trembler, laissant apparaître une main décharnée et décomposée, suivie d'un corps. Une tête composée de vestiges de peaux, aux deux orbites creuses se tourna vers le visage horrifié de Takeru puis vers tous les soldats. Toutefois, ce n'était pas le seul cadavre, des dizaines de milliers d'autres sortirent de terre et se dirigèrent nonchalamment vers les deux membres de l'Akatsuki. Sheedo, ne craignant pas les morts, se mit en face d'Itachi et envoya ses ombres à l'attaque. Mais les défunts ne fléchirent pas, continuant de se rapprocher dangereusement de leurs cibles. Et quand l'un d'eux fut assez près pour attaquer, la scène qui s'en suivit fut des plus sanglantes, si bien qu'une majorité de soldats détournèrent le regard. C'est dans de nombreux cris de douleur que le règne de l'Akatsuki prit fin. Bientôt, les morts perdirent vie et retournèrent dans les entrailles de la terre, ne laissant derrière eux que les cadavres de Sheedo et d'Itachi...

Ambiance♪

Des hurlements de joie s'élevèrent alors de toute part. Tous les soldats riaient, pleuraient, chantaient, se réjouissant de la victoire. En arrière, Naruto, Sasuke et Sakura souriaient et sautaient de joie alors que Gaara, qui les avait rejoint, se contentait d'esquisser un fin sourire, les bras croisés. Kokoro et Heiwa, dans une synchronisation parfaite, descendirent vers le champ de bataille pour se joindre aux réjouissances. Un peu plus loin, isolé de tous, Takeru aussi, tout en caressant les cheveux rouges flamboyants de Temi, pleurait de joie. Le liquide translucide et rond roula sur sa joue avant d'éclater en trois gouttes fines sur le visage de la jeune fille.

-Ta...ke...ru... On a gagné ? murmura-t-elle.

Il se retourna et la regarda, portant toute son attention sur elle. Couchée là, à ses genoux, blessée, la voix si faible qu'elle était presque inaudible, elle avait l'air tellement vulnérable qu'il aurait tout fait, même les choses les plus insensées, pour lui rendre son sourire qui lui donnait tant de force.

-Oui, grâce à toi, merci, mon ange...

Il était calme, sa voix était douce et ses mains posées sur le front de Temi, rassurantes.

-Je...Je sens plus mes jambes... j'ai... mal au ventre...

Il jeta un coup d'½il au ventre de Temi. Quelques secondes auparavant, il n'était pas abîmé, ni taché alors que maintenant, le tissu qui la recouvrait semblait s'être déchiré de lui-même, laissant apparaître une blessure béante ensanglantée. Il vit que Temi faisait également un effort pour cacher sa douleur, alors que dans cette situation, nier ne servait pas à grand-chose.

-Je vais appeler quelqu'un ! dit-il en se relevant.

-Takeru... Non...Ça ne servira...à rien, expira-t-elle douloureusement, reviens, s'il te plait...

A contrec½ur, il se rassit près d'elle, encrant ses yeux dans les siens, reflétant tout deux, incompréhension et panique. Lentement, elle prit sa main dans la sienne.

-Je t'en ai déjà parlé... J'ai utilisé les deux queues de Nibi, ce qui signifie la... mort pour moi...

-Ne dis pas de sottises ! s'exclama-t-il, resserrant sa main autour de la sienne.

-Nier ne servira à rien, Take...

Elle s'arrêta dans sa phrase, sèchement interrompue par une quinte de toux lui faisant cracher du sang. D'un geste circulaire du pouce, Takeru essuya le fin filet rougeâtre qui coulait du coin de la bouche de sa fiancée, sans lâcher sa main une seule seconde.

-Je n'ai pas beaucoup...de temps... Takeru, au fond du village... la cascade... Inue est là-bas... va le chercher...

-Je le ferai, affirma-t-il.

-Dis-lui que je l'aime très fort, d'accord ?

Elle esquissa un sourire timide, se forçant à être heureuse devant les larmes naissantes de Takeru.

-Je n'ai pas besoin de lui dire ! Tu lui diras toi-même ! Tu pourras encore lui dire plein de fois ! Tu ne vas pas mourir !

Il resserra encore son étreinte autour de la main de Temi, baissant la tête pour masquer son chagrin. De fins ronds foncés apparurent sur le sol brûlé et bientôt ses épaules tremblèrent, comme secouées par une force occulte.

-Takeru, je n'ai jamais rien regretté... Ni même maintenant, je ne regrette...rien... C'était mon destin...

Elle serra la main de Takeru et la déplaça sur son bas ventre. Elle regarda ensuite tristement le ciel gris où perçaient quelques rayons de soleil.

-J'étais enceinte...

Takeru regarda alors les yeux semi voilés de Temi, la bouche légèrement entrouverte, les larmes ne cessant de couler. Doucement, la jeune fille déplaça sa main au-dessus de sa blessure, avant de la poser sur sa poitrine, près de son c½ur. Elle tourna alors la tête vers son fiancé, ses yeux verts devenant de plus en plus blancs.

-Je t'aime Takeru, je t'aimerai toujours... Veille sur Inue...

-Non ! Temi ! Ne pars pas ! Je t'en prie ! Reste avec moi ! implora-t-il, ses nerfs complètement à bout.

-Veille sur lui...

« Veille sur lui » furent les derniers mots de Sabaku No Temi. Aucun sentiments ni termes écrits n'auraient put décrire la tristesse et le chagrin qui avaient ravagé le c½ur de Takeru ce jour-là. Depuis lors, il n'a pas refait sa vie, se contentant d'élever son unique fils, Inue, représentant le seul fragment de sa défunte femme. Même des années après,la tristesse ravage toujours les c½urs de cette famille détruite... Et telle est la raison pour laquelle, Sabaku No Temi, est, et restera à jamais, une femme et mère exemplaire, ainsi qu'une combattante digne des plus hauts rangs, pour s'être sacrifiée pour sa patrie...



La Legende de Sabaku No Temi

FIN




***
Qui a pleuré qui n'a pas pleuré ? Triste n'est-ce pas ? J'ai bien narré ? J'aurais du changer quelque chose ? Dites moi tout ! A suivre : Chapitre 40 : Epilogue

... Phase, déprime...

# Posté le vendredi 22 août 2008 15:54

Modifié le mardi 02 septembre 2008 08:24

Chapitre 40 : Epilogue

Chapitre 40 : Epilogue
A toi.

Au début, je n'ai pas compris. C'était trop compliqué. Tous ces mots. Mais ils ne parlaient que de toi. J'étais insouciant et je n'avais pas encore bien réalisé que je ne te reverrai plus. J'ai remarqué qu'ils transportaient quelque chose dans un sac en plastique. Tu sais, je les appelais les grands hommes en blanc, et ils me faisaient peur. J'ai vu cet homme que je ne connaissais pas se jeter sur ce sac qui ressemblait à celui qu'on utilise pour les poubelles. Il criait et pleurait le nom du défunt, un peu comme moi aujourd'hui. L'homme dans le sac, c'était surement son fils. Dis-moi, c'est comme ça qu'ils t'ont traitée ? Comme un déchet ? Non, bien sûr que non, tu ne méritais pas ça. Ce soir-là, j'ai demandé à papa où tu étais. Pour réponse, j'ai reçu une baffe. Ça faisait mal mais ça allait, je suis habitué à la douleur maintenant et je me défends. Bien sûr chaque fois il s'excuse, il me demande de le pardonner et moi je lui donne les mots qu'il veut. Mais le lendemain c'est pareil, et ça continue, encore et encore. Je suis fatigué et lui aussi. Puis le jour fatidique est arrivé. On m'a poussé dans une salle en marbre blanc. Il n'y avait personne, personne mise à part moi et papa... Et toi... Tu étais belle et sereine, tes blessures avaient été nettoyées et tu étais même maquillée, malgré ta sainte horreur de tous ces produits de cosmétique. Timidement, j'ai demandé à papa pourquoi tu étais dans une boite en bois. J'étais persuadé que c'était une mauvaise blague et que tu te réveillerais en riant et lui aussi. Mais tu ne t'ai pas réveillée. Papa m'a dit que tu étais partie au Paradis, puis, il a baissé les yeux et t'a regardée. J'ai tout de suite reconnu ce regard, c'était du temps où vous étiez toujours dans les bras l'un de l'autre. Tu lui souriais et lui, il te regardait amoureusement, avec ce petit sourire confiant. Puis souvent, il t'embrassait...
Tu sais, ce regard, il le fait de moins en moins, même pas à moi qui suis pourtant son fils... Mais ça va, je sais qu'il m'aime... Enfin, je crois... Ça fait 13 ans qu'il ne me le dit plus et 13 ans que tu n'es plus là. Aujourd'hui encore, quand je viens sur ta tombe, je n'arrête pas de penser à notre promesse . Tu ne l'a pas tenue, maman. Aujourd'hui précisément, j'ai 17 ans et ça fait 7 ans que j'ai hérité de ce médaillon blanc, représentant la partie positive du Yin et du Yang. J'ai remarqué que papa avait la partie manquante en noir. Mais il n'a pas voulu me dire ce que ça signifiait. Cependant, pour je ne sais quelle raison, j'y fais attention. Dis maman... Pourquoi tu m'as promis quelque chose que de toute évidence tu ne pourras assumer ? Je suis peut-être trop vieux pour me raccrocher aux promesses et aux engagements... Ou bien je suis simplement trop têtu pour abandonner... Tu sais, papa ne me parle pas beaucoup et notre vie familiale est plutôt silencieuse mais récemment il m'a dit quelque chose qui a retenu mon attention :

"Tu deviens le portrait craché de ta mère au fil des années Inue"

Est-ce vrai ? Je n'ai qu'une image floue de toi dans ma mémoire, mais je peux facilement t'imaginer têtue, combattive, volontaire et belle. Un peu comme moi, sans me vanter. Et voilà, je l'ai encore fait. J'ai ri devant ta tombe. Pardon. Dis maman, quand je rentre à la maison le soir après une dure journée, j'espère encore te voir, affairée aux fourneaux et moi, me précipitant dans tes bras pour que tu me fasses voler comme un avion comme quand j'avais quatre ans. Mais je sais que ce n'est pas possible, alors je re sors pour venir sur ta tombe... La nuit, dans mon lit, je me recroqueville sur moi-même. Papa m'a dit que je gémissais dans mon sommeil, que je pleurais aussi. Tu sais maman, en réalité, je ne gémis pas, je t'appelle, car tu avais dit, que si je t'appelais tu viendrais. Mais j'ai beau continuer à t'appeler tous les soirs...

Tu ne viens pas et tu ne viendras sans doute jamais...

# Posté le mardi 02 septembre 2008 08:28

Modifié le mardi 02 septembre 2008 09:40

Au revoir . . .

Au revoir . . .
____

Je n'ai jamais aimé les au revoir et encore moins les adieux... TANT MIEUX PARCE QUE JE NE PARS PAS ! Voici le lien de ma nouvelle fiction !! Qui sera tout a fait différente de celle-ci ! Déjà pas sur Naruto, mais le reste je ne dis pas !

Deuxième Fiction ! <= Là-bas !

Sinon, sur ce blog, j'y passerai encore de temps en temps ! En espérant que mon histoire vous a laissé une bonne impression dans le fond. pS : La lecture du prologue est nécessaire !

×Ana-chan





*.*.*





Alors, je réponds aux questions de certaines et certains :

Slokio : (Par rapport au chapitre 39 : Enfants de la Guerre) : Et Gaara il voulait pas tuer Takeru? Alors pourquoi il le sauve? Je comprend pas tout la.

Réponse : Disons que Gaara s'est rendu compte que ça ne servirait à rien de tuer Takeru, mise à part faire souffrir sa fille. De plus, et je le souligne, quand Takeru le remercie Gaara lui répond " Ce n'est pas pour toi que je l'ai fait" sous entendu qu'il le protège pour ne pas faire plus de mal à Temi qu'il en n'a déjà fait.

Emmanuelle : (Par rapport au chapitre 40 : Epilogue ) C'EST TROP CHOU ! J'adore. Mais qu'est devenu Gaara ?

Réponse : J'ai trouvé inutile de raconter ce qu'était devenu notre cher Kazekage vu que la fin était essentiellement basée sur sa fille et les circonstances de vie de son fiancé et de son fils après sa mort. Je vous laisse donc imaginer le reste pour vous-même.

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec attention. En attendant , laissez-moi vous présentez un peu le montage que je vous ai concocté ( toutes les images trouvées et les textes rédigés par moi ), vu que l'écriture est plus petite que prévue.







Le thème : Temi, comment as-tu pu nous laisser ?





J'ai fait un assemblage d'images de personnages principaux, en écrivant à côté, qui ils sont et leurs sentiments par rapport à la mort de Temi. C'est en Anglais, donc je le traduit ! En premier je mets la phrase du personnage, ensuite, le sentiment. Le dernier, Takeru dit quelque chose.


Takeru, ton propre mari...
La tristesse...

Inue, ton seul fils...
Les larmes...


Ton père...
La rage...

Tous les gens qui t'ont aimée...
La mort...


Ton sacrifice..
La combativité...

Ton amie, Heiwa...
La solitude...


...Et Kokoro...
Les sentiments...

Ton cousin...
Les regrets...

Takeru : As-tu oublié ? Notre promesse ?
L'amour...



Que pensez-vous du montage ? J'ai eu une bonne idée ?

N'oubliez pas ! Ici

×Ana-chan

# Posté le mardi 02 septembre 2008 09:43

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 14:23