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Ambiance♪
On dit qu'avec le temps toutes les blessures guérissent et que tous les mauvais souvenirs deviennent bons, pourtant, après tant d'années, je ressens encore pleinement son absence...
-Ah ! Encore manquée ! Hé ! Non ! Reviens ! s'énerva un jeune garçon.
Le visage déterminé, il s'élança, une fois de plus dans sa course effrénée. Pour lui, le paysage aux dégradés flamboyants de l'automne était défiguré par sa vitesse, devenant ainsi de vagues points de couleurs différentes. Il s'imaginait tantôt lion, tantôt fourmi, galopant, sautant, accélérant comme un animal. Pour lui, tout était un jeu et dans ce jeu, il était le traqueur invincible. Dans un cri impressionnant qui ressemblait d'avantage à un éclat de rire, il bondit dans un buisson, essayant de faire le moins de bruit possible quand soudain, il aperçut sa proie. Elle s'abreuvait insouciamment dans le ruisseau juste devant lui, à quelques mètres à peine. Tel un jeune lynx à l'affut, il se fit silence et avança à quatre pattes le plus doucement possible, ne quittant pas un seul instant sa cible du regard.
-Le chasseur va attraper sa proie, murmura-t-il pour lui-même alors qu'un sourire victorieux se dessinait déjà à ses lèvres.
Prenant appui sur ses jambes qu'il considérait comme ses pattes arrières, il leva son postérieur bien haut, l'agitant de gauche à droite, l'adrénaline se reflétant dans ses yeux d'or. Soudain, lorsque la cible montra une brèche d'inattention, il bondit hors du buisson et hurla :
-Cette fois je te tiens !
-Mais qu'est-ce que tu fais Inue ?
Le petit garçon sursauta, tournant sa tête en plein saut. Vaguement, il aperçut un homme très grand, le visage flou et des cheveux sombres comme la nuit. Mais il n'eut pas le temps d'en voir plus car il atterrit lourdement sur le bord du ruisseau, faisant fuir sa cible à grandes enjambées, se révélant en fait être une grenouille.
-Non ! Reviens !
Et malheureusement, en essayant de se relever, il glissa sur un tas de feuilles humides et atterrit la tête la première dans la boue. Il se mit péniblement en position assise, frotta sa tête douloureuse et boueuse et, sous le coup de la déception, commença à pleurer. Deux bras chauds et réconfortant le soulevèrent alors et le posèrent sur de larges épaules musclées. Le petit garçon essuya le reste de boue qu'il avait sur le visage, non sans pouvoir arrêter le torrent de larmes dans lequel il était pris.
-Allons, allons bout d'chou, tu as donc si mal que ça ? demanda le père tout en se mettant en marche pour rentrer
-P..Papaaaa, bredouilla-t-il entre ses sanglots, je voulais être silencieux p... pour m'exerceeer mais j'ai ratééé.
-Et pourquoi voulais-tu être silencieux, Inue ?
-Pou... pour être un homme comme toi...
-Allons bon, tu n'as que quatre ans, tu as encore bien le temps !
Le petit garçon répondit par un silence pesant. Il n'était pas vraiment très convaincu de la réponse de son père. De plus, il détestait être petit, tout le monde lui disait quoi faire ou lui interdisait bon nombre de choses. Néanmoins, sa petite taille lui permettait souvent de se faufiler dans des endroits étroits ou bas, ce qui se révélait très pratique dans certaines situations. Une fine goutte de pluie tomba sur le nez d'Inue, ce qui le fit sursauter et manqua presque de le faire basculer en arrière entraînant alors son père avec lui. Bientôt la petite goutte de pluie inoffensive fit place à une grosse douche céleste et père et fils se hâtèrent de rentrer chez eux. Se fut complètement trempés qu'ils passèrent, enfin, le seuil de la porte. Takeru déposa Inue par terre, lui fit enlever son manteau et ses chaussures avant de le laisser se précipiter dans les bras de sa maman, affairée aux fourneaux :
-Mamaaaan ! cria-t-il en se ruant dans ses bras.
-Oooh, mon petit coeur ! Ça été ta journée ? demanda-t-elle, en le transportant dans les airs comme un avion.
-Waouuh tu as vu ça Papa ?! Je vole ! s'écria Inue en lançant un regard plein d'excitation à son père qui finissait d'enlever ses chaussures.
-Je le vois bien mon petit ange, répondit-il attendri, pendant qu'il s'approcha près de Temi et lui donna un bisou.
Cette scène si attendrissante, tellement remplie d'amour qu'il aurait voulu que personne ne la touche, leur bonheur n'avait cessé de grandir depuis qu'Inue était dans leur vie et aussi, depuis que Temi et lui s'était fiancés l'an passé.
Ambiance♪
La mère d'Inue venait tout juste de le poser par terre lorsque Naruto et Hinata firent irruption dans la pièce, trempés par la pluie. Naruto avait le visage rougi par la colère et la rage tandis qu'Hinata semblait être tourmentée par une grande confusion.
-On a à vous parler c'est très important ! beugla Naruto hors de lui, Tous, fit-il en désignant Temi du regard.
-Heu... Bonjour à toi aussi, papa, râla un peu son fils aîné. On allait justement manger tu veux te joindre à nous ?
-Takeru ! Pour l'amour de Dieu ! C'est IMPORTANT, hurla-t-il hors de lui .
-Naruto, je t'en prie, répliqua Hinata, son regard dans le sien, calme-toi.
Inue se réfugia derrière le tablier de sa mère. En retour, elle lui posa une main protectrice sur la tête, tandis que Takeru ouvrit de grands yeux hébétés, avant de céder le passage au salon et fit signe à Temi de le suivre au passage. Voyant sa mère partir dans la pièce d'à côté, Inue se précipita près d'elle mais Naruto, remarquant son petit-fils, le stoppa d'une main et lui dit durement :
-Cette discussion est une discussion d'adulte, reste en dehors de ça.
Frustré, Inue lança un regard demandeur d'aide à sa mère mais elle lui fit non de la tête. La porte claqua devant lui et il se retrouva seul dans la cuisine. Pendant ce temps, dans le salon, Naruto passait sans cesse une main nerveuse dans ses cheveux devenus gris aux racines avec le temps. Quelques rides déformaient son front, soulignant le fait qu'il devait souvent froncer les sourcils. C'est d'ailleurs avec cette expression pensive qu'il sortit un papier froissé et ensanglanté de sa poche et qu'il le jeta sur une petite table basse en verre :
-Voilà la raison de toute cette agitation, s'énerva-t-il.
Takeru prit délicatement le papier de ses mains assurées et l'inspecta avant de le passer à Temi qui était à sa gauche.
-Ça ressemble à un message des plus inquiétants, mais je n'ai pas pu bien lire certaines parties...
-C'est un message de l'Akatsuki, répondit Naruto
A la citation de ce nom, Temi ne put s'empêcher de frémir, silencieusement.
-Nous l'avons trouvé sur le cadavre d'un de nos gardes, continua Hinata, ils disent qu'ils prévoient une attaque dans une semaine, avec l'aide du village caché par la neige et du village caché par les roches. Tout ça dans le but de récupérer le bijuu de Temi.
Temi baissa la tête. Elle qui croyait - qui espérait tellement fort - d'en terminer avec toutes ses histoires, voilà que le cauchemar recommençait de plus belle. Une guerre, ce n'était pas rien, et de plus, elle serait provoquée par sa faute... La main chaude de Takeru sur la sienne l'extirpa de ses pensées, lui ouvrant l'esprit à de nouveaux espoirs ; peut-être que Naruto avait déjà une idée pour éviter tout conflit.
-Ils proposent un deal, continua-t-elle, nous devons leur livrer Temi et personne ne sera blessé...
Takeru se leva sous le coup de la fureur
-C'est un piège ! C'est évident !
-Nous le savons très bien, Takeru, répondit Naruto qui s'était appuyé contre le mur, une main sur le front. C'est pour cela, que nous nous battrons. Par sécurité, nous avons demandé l'aide de Suna mais leur réponse n'était pas claire, ils ne savent pas s'ils arriveront à temps sur le champ de bataille. Mais, aide ou pas, cette bataille aura lieu. Si ta mère et moi sommes venus ici, c'est d'une part, pour t'informer toi et Temi de la situation et d'autre part, c'est bon pour te demander, à toi, mon fils aîné de te joindre aux troupes, termina-t-il en s'approchant de son fils, lui tendant une main solennel.
Takeru considéra la main de son père un instant. Il savait très ce que signifiait aller à la guerre, il n'était plus un enfant à présent. Il connaissait également les risques qu'il encourait et ce qu'il laisserait derrière si le pire devait arriver... Affolée, Temi observait, le souffle court, le peu d'espace qui séparait la main de Naruto de celle de son fiancé, cette main qui le lui volerait, peut-être pour toujours.
-J'accepte, finit par déclarer Takeru, rendant la poignée de main à son père.
-Alors je me battrais aussi, s'interposa Temi.
-Je refuse, s'écria-t-il
-Et moi je refuse de te laisser y aller, sachant que tu risques ta vie dans une guerre qui est provoquée par ma faute ! Non ! Je ne te laisserai pas mourir là-bas, sachant que j'aurai pu faire quelque chose !
Malgré sa petite taille face à celle de son fiancé, Temi faisait parfaitement sentir son autorité et son désaccord. Ne détachant pas un seul instant son regard vert forêt du sien bleu océan, elle leva légèrement le menton, comme pour souligner un peu plus son intimidation. Quand soudain, la voix moqueuse de Naruto retentit :
-Les femmes sont interdites sur les champs de batailles... Néanmoins, nous aurons grandement besoin de toi et de tes aptitudes, souligna-t-il sérieusement le mot aptitudes en fin de phrase.
Takeru dévisagea furieusement son père, la respiration courte et rapide, puis, son expression devint celle de la soumission et de l'abandon. Il baissa les yeux et ne trouva rien à répondre qui pourrait contrecarrer ce qui venait d'être décidé.
-Soyez présents dans une semaine, aux aurores ! déclara Naruto, sur ce, bonne soirée.
Il quitta le petit salon, suivi d'Hinata qui salua poliment le couple avant de partir elle aussi, laissant Takeru et Temi dans la pièce couleur crème.
-Takeru, je...commença-t-elle sur le ton d'excuse
-Je ne veux pas le savoir
-Non, il ne s'agit pas de ça mais j'aimerai te dire quelque chose de plus important...
Avant même qu'elle ait pu continuer sa phrase, Takeru sortit furieusement, bousculant Inue qui était resté sur le seuil de la porte après que son grand-père l'ait ouverte. Bien entendu, il commença à pleurer, ce qui alarma directement sa mère. Mais le temps qu'elle passa d'une pièce à l'autre, le père du petit garçon était revenu sur ses pas et avait pris son fils dans ses bras en s'excusant. Quand elle croisa son regard, une fraction de seconde à peine, il le détourna et ne le reposa plus sur elle pendant les sept prochains jours...
Ambiance♪
Le jour même de la guerre, Takeru était parti avant l'aube. Lui et Temi s'étaient fixés rendez-vous aux portes de Konoha, non loin du champ de bataille. La guerre aurait lieu en pleine forêt, un avantage que les soldats de Konoha ne pouvaient négliger... Il n'était que quatre heures du matin mais toutes les maisons de Konoha avaient été désertées par les villageois. Pas un chat ne se promenait dans les rues les plus fréquentées, toutes les femmes et les enfants ayant été mis en lui sûr. Dans sa maison, Temi se dépêchait de rassembler le plus d'affaire possible appartenant à Inue ainsi que le maximum d'armes.
-Maman, pourquoi tu es si pressée ? demanda-t-il, insouciant
-Je t'expliquerai plus tard mon ange, répondit-elle alors qu'elle prenait un sac qui traînait par là et qu'elle y fourrait des affaires à toute vitesse
Elle se dirigea ensuite vers une armoire et se revêtit rapidement d'une armure en argent. Elle finissait tout juste de sangler sa dernière protection et de fourrer maladroitement quelques kunaï dans une poche quand elle entendit un énorme bruit. Comme une explosion. Quand elle regarda dehors, une vision d'horreur se fixa devant ses yeux. Le repaire où la majorité des femmes et des enfants avaient été placés, venait d'exploser sous une attaque aérienne ennemie. Dans le ciel, elle put vaguement apercevoir un point noir tourner en rond au dessus de Konoha. Cette personne semblait avoir utilisé son chakra pour détruire l'abri, et elle n'avait pas l'air d'être commode. Temi ne connaissait qu'un seul groupe capable de faire autant de dégâts. Comme un flash, la réponse vint d'elle-même : l'Akatsuki. Avec une grande dextérité, elle agrippa la main de son fils et son sac, puis elle se précipita en dehors de l'appartement. Tandis qu'ils couraient, le bombardement continua à différents endroits, ne laissant aucune chance aux survivants. Soudain, Inue trébucha et tomba à plat ventre dans la poussière.
-Maman !
Temi se retourna, ses longs cheveux suivants son mouvement, et aperçut le point noir juste au dessus d'eux. Elle se rua vélocement sur son fils et eut juste le temps de courir dans l'autre direction avant qu'une autre bombe ne heurte le sol à quelques mètres du lieu où ils se trouvaient, cinq secondes plus tôt. Elle prit ensuite un virage serré dans une ruelle étroite et sombre et attendit, fixant le ciel avec angoisse, que leur attaquant ne disparaisse. Quand enfin, il vola dans un autre secteur, Temi fonça, son fils dans les bras, vers l'arrière de Konoha. Plus elle accélérait, plus elle se rapprochait de son but qui s'affichait et grandissait à l'horizon : la grande cascade. Arrivée au pied de la chute d'eau, elle fit plusieurs signes incantatoires à une vitesse folle et dirigea toute son énergie vers le coeur du flot incessant. Dix secondes s'écoulèrent avant qu'un rideau d'eau ne se soulève et ne laisse découvrir, un antre caché derrière celui-ci.
-Allez Inue, rentre là dedans !
-Non ! Je veux pas !
-Fais ce que je te dis ! Et prends ton sac ! insista-t-elle.
-Maman, je veux pas y aller j'ai peur, dit-il en se collant à la tunique de sa mère.
-Ne t'inquiète pas Inue, c'est comme un jeu de cache-cache, tu restes ici jusqu'à ce que je vienne te chercher. Mais tu fais le moins de bruit possible car c'est seulement moi ou Papa qui devons découvrir ta cachette ! C'est bien compris ?
Elle lui posa une main protectrice sur la tête, gardant son autre main disponible pour continuer l'incantation.
-Sois tranquille, si tu m'appelles je viendrai, va maintenant !
A contrec½ur, il courut vers la chute d'eau, agrippant son sac à la volée. Avec une grande appréhension, il trempa ses pieds dans le liquide, comme s'il n'en n'avait jamais vu auparavant. Il avança, à petits pas, vers le rideau de nappe fluide et lança ça un dernier regard interrogatif en arrière, que sa mère confirma en un hochement de tête positif. Angoissé mais néanmoins serein, il fit les quelques derniers pas qui le séparaient de l'antre. A l'instant où il y pénétra, le rideau d'eau se referma et il entendit sa mère lui hurler à travers :
-Reste ici surtout ! Je t'aime Inue !
-Moi aussi Maman !
Ambiance♪
A travers la chute d'eau, il aperçut l'image brouillée de sa mère s'éloigner de plus en plus... Peut-être à jamais...
Dehors le bombardement s'était calmé, laissant un moment de répit aux villageois survivants. Temi quant à elle, se dépêchait de rejoindre les portes de Konoha. Aux portes, l'accès avait été grand ouvert et aucun soldat, ni ninja, n'étaient présents, seul Takeru était là, monté sur un cheval robe alezan, une bride dans la main et celle d'une autre monture robe palomino dans l'autre. Quand il aperçut Temi, il galopa rapidement vers elle et lui donna précipitamment la bride du cheval palomino :
-Dépêche-toi, on est en retard !
-Ou sont-ils tous ? demanda-t-elle alors qu'elle grimpait en selle.
Takeru donna un coup de talon à son cheval et il parti au galop, suivi de près par Temi.
-Tu en poses de ces questions, déjà sur le front grande maligne ! Qu'est-ce tu faisais qui t'a tant retenue ?!
-Je protégeais ton fils idiot !
-Pourquoi tu ne l'as pas mis la où toutes les femmes et les enfants étaient ?
-Tu n'as pas vu l'explosion ?
-Quelle explosion ? Il n'y a rien eu. On a rien entendu.
« Un genjutsu » pensa-t-elle. « Si c'est bien ce que je pense, c'est horrible... Des femmes et des enfants sont morts et nos hommes n'ont rien entendu, du moins, on a fait en sorte qu'ils ne s'aperçoivent de rien. Mon dieu quand je pense à ces femmes et ces enfants... »
Cinq minutes fut le temps nécessaire à Takeru et Temi pour parvenir sur le champ de bataille. C'est avec déconcertement qu'ils remarquèrent que l'affrontement n'avait pas encore eut lieu . Camps ennemis se faisaient face, mais rien de plus.
-Enfin vous voilà !
Un homme, à l'allure fière, revêtu d'un long manteau blanc aux extrémités rouges s'avança vers eux. De plus près, il n'avait pas l'air fier, mais plutôt sérieux.
-Pas de temps à perdre ! L'ennemi est sur le point de nous attaquer ! Temi, Takeru, descendez de vos montures, vous allez sur la ligne de combat n°3 !
-Bien, affirmèrent-ils dans un hochement de tête.
Soudain, Temi sentit la main gantée de Takeru dans la sienne. Il la tira vers l'avant des hommes. Son fiancé marmonna quelque chose puis, se faufila entre une rangée de soldats armés jusqu'aux dents, portant l'emblème de Konoha. Au loin, un homme monté sur un cheval motivait les troupes avec un discours qu'elle n'écouta pas. Puis, il lâcha sa main. En se mettant sur la pointe des pieds, Temi put vaguement apercevoir la ligne d'horizon s'obscurcir de plus en plus au fur et à mesure que des hommes ennemis arrivaient. C'est à ce moment là que l'adrénaline monta tout d'un coup en elle, ses mains tremblèrent, son c½ur s'accéléra, il battit si fort qu'elle crû que tout le monde pouvait l'entendre clairement. Furtivement, elle jeta un coup d'½il sur les hommes alentours, dont Takeru. Ils ne bougeaient pas, ne tremblaient pas, ne semblaient pas perdre petit à petit le contrôle d'eux même comme elle le faisait. Ils se contentaient de garder leurs mains sur leurs pommeau d'épée, attendant le signal. Elle jeta un coup d'oeil en arrière et aperçut des archers, flèches dégainées, arcs tendus, bras droits, attendant eux aussi un signal. Vaguement, elle crû apercevoir Kokoro, le petit frère de Takeru, un arc à la main et Heiwa, sa petite s½ur, plus loin, le bras levé vers le ciel, qui était responsable du commandement d'une centaine d'archers. Sur son extrême gauche, Naruto, Sasuke et Sakura étaient restés en arrière, observant d'un ½il attentif le déroulement du combat, prêts à intervenir à tout moment. Devant elle, un homme s'était retourné et la regardait. D'abord surprise, elle le dévisagea mais ensuite elle le reconnu. Cet homme s'était Shin Uchiha, le fils ainé des Uchiha. Il lui souriait innocemment, comme si il ne se rendait pas compte de l'importance de la chose dans laquelle il était embarqué. De plus, Temi constata qu'il faisait parti de la première ou deuxième ligne, et, dans toutes les guerres, c'était dans ses rangs là que le taux de mortalité était le plus élevé. Son coeur accéléra encore, Shin avait-il conscience qu'il risquait sa vie au premier rang ? Pourquoi souriait-il si innocemment ? Cherchait-il à mourir ? Pourquoi était-il si serein alors qu'elle capitulait avant le commencement ? Tel un coup de massue dans le dos, la pression redoubla sur ses épaules. Temi aurait tant voulu lui dire de ne pas y aller, de reculer de quelques rangs... Elle savait où mènerait l'issue de cette guerre, elle connaissait parfaitement les responsabilités qu'elle engageait face à tous ses soldats. Elle avait le poids de la vie de chacun sur les épaules. D'une main tremblotante, elle caressa son front devenu fiévreux et comme si Takeru comprenait ses maux, il glissa sa main dans la sienne et la serra. Pour la première fois depuis une semaine, il daigna la regarder. Ce geste lui fit plus que chaud au c½ur :
-Ne t'inquiète pas, ça ira, Temi-chan. On s'en sortira et après, je te ferais des centaines et des centaines de moutards.
Il lui sourit et tel un miroir, elle lui rendit son sourire.
-Takeru, je...
Soudain, les hommes autour d'eux hurlèrent de plus belle et commencèrent à courir, brandissant leurs armes au ciel. L'attaque venait de commencer. Takeru serra une dernière fois la main de Temi, brandit son épée en l'air également et cria :
-Pour Konoha !
Temi le regarda filer au loin, puis, la mine décisive, elle sortit plusieurs kunaï de ses poches et cria à son tour :
-Pour Konoha !
Cette guerre, quelque soit le gagnant, aura une issue fatale, elle ne le savait que trop bien. Elle mènera à l'avènement d'une nouvelle ère ou la perte d'un empire...
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Une des premières fois que je dois narrer une bataille... Dites-moi si ça va et ce que je pourrai faire d'après vous pour m'améliorer. Sinon vos impressions ? Vos commentaires ?